Boris Martin, rédacteur en chef, interroge Raoul Peck réalisateur (Lumumba), scénariste et producteur de cinéma haïtien, ancien ministre de la Culture de la République d’Haïti de 1995-1997 et actuel président de Femis-Paris, sur le mouvement humanitaire en Haïti. Selon Peck, le mouvement humanitaire est devenu une histoire d’experts et de technocrates. En Haïti, on constate que la marginalisation de la population locale a freiné sa participation dans la reconstruction du pays. Ce constat avait déjà été fait avant le tremblement de terre de 2010.
Les ONG et les agences internationales en Haïti n’ont pas de contact avec la base. Elles prennent en main la reconstruction du pays en envoyant des experts. Pourtant, dans les premiers jours du tremblement de terre, ce sont bien les Haïtien, et eux seuls, qui ont dû se prendre en main.
La reconstruction d’un pays se fait par et uniquement à travers sa propre population. Raoul Peck donne des exemples concrets sur la manière dont on aurait pu impliquer la population locale dans la reconstruction du pays dès les premiers jours après la catastrophe. En maintenant l’hégémonie des ONG et agences internationales en Haïti et en marginalisant la population locale de la voie de la reconstruction, on affermi le lien de dépendance du pays.
Référence: Raoul Peck, « La situation actuelle en Haïti est le résultat d’un immense jeu de quilles qui a maintenant cessé de faire sens » , Humanitaire [En ligne], 27 | 2011, mis en ligne le 19 janvier 2011. URL : http:// humanitaire.revues.org/index883.html


Excellent blog here! Also your website loads up fast! What web host are you using? Can I get your affiliate link to your host? I wish my website loaded up as quickly as yours lol