Francisco Rey Marcos commence son article en énonçant divers événements de l’histoire haïtienne que d’une façon ou une autre ont scellé le sort du pays L’auteur ressort que la difficile situation que l’Haïti traverse, ne trouve pas ces origines exclusivement dans le tremblement de terre qui a eu lieu le 12 Janvier 2010.Par contre la condition actuelle du pays est le résultat de la somme de divers événements tel que les circonstances dans l’indépendance s’est produite, l’invasion de la part des États-Unis dans les années 30, le mépris des classes dirigeantes envers le population et la prise du pouvoir par plusieurs dictateurs, entre autres. L’accumulation de ces situations a mené l’Haïti vers une difficile situation, faisant que le pays soit classifié dans la catégorie « urgences complexes »[1] par la communauté internationale. À ceci s’ajoute les décisions peu favorisantes pour le pays prise par des organismes comme le FMI, la Banque Mondiale et les pays puissants comme les États- Unis ainsi que la fuite de cerveaux.
Dans son article l’auteur fait référence au terme « Haïti : République des ONG », et il ressort comme dans les dernières années la société civile haïtienne s’est consolidée grâce à l’aide des organismes internationaux, créant de cette façon une dépendance qui ne résulte pas bénéfique pour le pays.
En contraste à ce sombre tableau, certains analystes économiques ont une vision plus optimiste qui est basée dans le fait qu’il n’existe pas des divisions ethniques, d’avoir un voisin stable comme la République Dominicaine, d’avoir une armée organisée et influente ainsi que l’existence d’une diaspora importante aux États-Unis et au Canada. À cela s’ajoute la proximité du pays aux grands marchés internationaux et une main d’œuvre assez jeune.
Dans la deuxième partie de son article Rey Marcos parle des défis de la reconstruction. Pour cela l’auteur commence par faire appel aux diverses opportunités qui se sont présentées après le tremblement de terre, tel que l’appui offert pars divers pays et organismes internationaux, ainsi que l’expertise acquise par la communauté internationale en matière de reconstruction après des de l’occurrence de désastres naturels. L’auteur conclut que la reconstruction doit se faire de façon endogène et le protagoniste de ce changement doit être la population haïtienne. Également il fait la précision que la reconstruction ne s’agit pas seulement de rétablir les infrastructures basiques, mais il s’agit plutôt de reconstruire un État viable fondé sur de nouvelles bases, qui soit capable de satisfaire les besoins de la population à moyen terme .D’un autre côté c’est important que l’aide soit utilisée pour construire les nouvelles fondations et ne pas pour bâtir un État protégé par les différents organismes qui offre de l’aide. L’auteur donne un délai de dix ans pour que cela se produit, également il ressort le fait que la refondation d’Haïti être équilibrée et avec multiples facettes. Aussi il fait le point sur l’importance d’avoir une bonne planification. L’auteur finit par ressortir le défi que ceci représente pour les acteurs de la coopération internationale
[1] La situation d’urgence complexe est “une crise humanitaire dans un pays, une région ou une société dans laquelle on constate un effondrement substantiel ou total de l’autorité à la suite d’un conflit interne ou externe, et qui demande une réaction internationale dépassant le mandat ou la capacité d’un seul organisme”. (Groupe de travail de l’IASC, 1998).
Référence: Rey Marcos, Francisco. 2010. La oportunidad de Haiti, [en lígne ],http://www.fundacioncarolina.es/es-ES/nombrespropios/Documents/NPFRey1002.pdf, publicado por la Fundación Carolina.

